Alizarane Art

Processus artistique

Dialoguer avec la matière.

Je travaille par couches, entre transparences et opacités. Glacis à l’huile, cire ou vernis s’inscrivent dans le temps du travail. Si j’apprécie les gestes rapides, les élans et les retours en arrière, cette pratique laisse surtout place aux arrêts, aux gestes plus lents, à une redécouverte attentive du regard.

L’idée initiale évolue inévitablement au fil du travail. Elle se transforme, parfois se perd, au profit d’un processus qui se construit dans la durée.

Quand une toile ne fonctionne pas, je cherche à comprendre ce qui résiste. Le travail peut alors être repris, parfois de manière radicale, jusqu’à ce qu’un équilibre s’installe.

Il m’arrive de peindre sur d’anciennes toiles. Les traces laissées en profondeur restent actives et rappellent que le geste, comme le regard, se construisent toujours dans le temps.

Certaines œuvres sont conçues pour être éphémères, appelées à disparaître ou à se transformer. Elles prolongent cette recherche d’images instables, qui résistent à la netteté.

Les supports font pleinement partie du processus. J’alterne entre très petits et très grands formats, entre toile marouflée sur bois, papier, toile tendue ou bois brut. Chaque support engage une manière différente d’aborder l’acte de peindre et ravive le plaisir de la découverte.

Travail spontané sur papier

Je travaille comme un jardinier ou comme un vigneron. Les choses viennent lentement – Miro

Le tableau, je le commence avec une idée, mais dès que je commence à le faire, il change. Et je pense que lʼidée que jʼavais était probablement trop pauvre – Francis Bacon